Patrick Mottard a décidé de ne pas passer par les primaires au PS pour se présenter aux élections municipales. Il explique son choix sur
son blog et je conseille à tous d'aller lire ses posts très intéressants.
Lorsque j'ai appris la décision de Patrick Mottard, j'ai d'abord été surpris. Mais très vite, j'ai réalisé que cette décision était la meilleure décision à prendre. Meilleure, non pas pour une quelqconque question de stratégie politique, mais parce que pour moi, jeune adhérent au PS depuis un peu plus d'un an, l'engagement politique prend tout son sens lorsqu'il s'agit de se battre pour faire avancer des idées, un projet et pour convaincre et montrer que la droite à Nice n'a jamais su faire ses preuves.
Tout le monde a pu se rendre compte, notamment pendant les présidentielles, que les luttes internes au sein d'un parti ne s'arrêtent pas le soir des primaires, mais continuent en raison des rancoeurs contre les personnes, des jalousies et des querelles interminables. Malheureusement, les primaires reviennent pour beaucoup à rabaisser les concurrents pour mieux valoriser sa personne. Le meilleur moyen de lutter contre cette "machine à perdre" est de se présenter directement devant les électeurs en mettant en avant ses idées, sa vision et son projet. Ainsi, le réel enjeu est de convaincre et de lutter contre la politique de la droite.
Comme l'explique Patrick Mottard dans
une interview à Nice Premium, cette décision est d'autant plus justifiable que le mode de scrutin des élections municipales n'est pas le même que celui des présidentielles : aux municipales, il suffit d'obtenir 10% pour parvenir au second tour et même 5% si l'on fusionne avec une autre liste.
Pour finir, je cite un passage du message que Patrick Mottard a adressé, notamment sur son blog, aux militants qui le soutiennent :
"Par ailleurs, je demande instamment aux militants, aux élus et aux responsables socialistes qui soutiennent ma démarche de ne pas participer à une guerre de communiqués dans la presse. Quelles que soient les inexactitudes et les outrances de certaines affirmations, répondre serait contradictoire avec ma volonté - avec notre volonté - de sortir des querelles subalternes pour aborder essentiellement les questions engageant l'avenir de notre cité."
Voilà pourquoi, depuis que j'ai rencontré Patrick Mottard et toute son équipe, pas une seule fois je n'ai regretté mon engagement politique.