Fall into Folk

Fall into Folk
Bon,bon, y'a pas que le rock dans la vie. Et la folk alors. Tous la richesse de ce courant prenant ses racines dans le blues et la country et allant jusquà la protest song des années 70. Je ne serai jamais tombé amoureux de ces voix cassées et de ces univers écorchés du rock, si la folk n'avait pas été mon initiatrice. Attendez, attendez, il y a Bob Dylan, forcément, ben oui. Blowing in the wind, la chanson que je me passais en boucle vers mes 17 ans. Tambourine man, oui aussi bien sûr. Sara "I laid on a dune, i looked at the sky, when the children were babies and played on the beach". Don't think twice, it's alright : il suffit que j'écoute cette chanson pour que je me sente chez moi n'importe où et que je m'y sente bien. La mythique "Knockin on the heaven's door". Et aussi "Like a rolling stone" entraînante et si subversive.

Un extrait traduit de Mr Tambourine Man :

Then take me disappearin' through the smoke rings of my mind,
Down the foggy ruins of time, far past the frozen leaves,
The haunted, frightened trees, out to the windy beach,
Far from the twisted reach of crazy sorrow.
Yes, to dance beneath the diamond sky with one hand waving free,
Silhouetted by the sea, circled by the circus sands,
With all memory and fate driven deep beneath the waves,
Let me forget about today until tomorrow.

Puis fais-moi disparaître à travers les anneaux enfumés de mon esprit,
Dans les ruines brumeuses du temps, loin des feuilles gelées,
Arbres tremblants et hantés, dehors au vent des plages,
Loin de l?atteinte tordue des chagrins fous.
Oui, je voudrais danser sous le ciel de diamant avec une main flottant librement,
Silhouetté par la mer, encerclé de sables de cirque,
Tous mes souvenirs et mon destin engloutis sous les vagues,
Laisse moi oublier aujourd'hui jusqu'à demain.

The Man in me, et surtout et surtout All Along the Watchtower... toutes ces chansons, la plupart très difficiles à comprendre et à cerner, toutes magnifiques. Bon bon, il n'y a pas que Bob Dylan dans le folk. Un vieux vinyle que je retrouve au milieu de vielles affaires : Tapestry de Carole King. Mon Dieu, je ne savais pas à l'époque qu'elle avait atteint avec cet album des records de vente ! "I feel the earth move under my feet, i feel the sky tumbelling down...". J'écoutais "Natural Woman" et je réalisais que la version d'Aretha Franklin n'était pas l'originale. Joan Baez aussi bien sûr et cette voix cristalline.

Janis Joplin dont l'affiche encadrée trône dans ma chambre aux côtés d'Elvis et de l'affiche rouge et blanche des Whites Stripes. Dans mes rêves, j'imagine qu'ils parlent entre eux. Je voudrai leur boucher les oreilles quand je me met à la guitare et surtout quand je me risque à reprendre une de leur chanson :-) . Kozmic Blues. Piece of my heart. Me and Bobby Mc Gee. Mercedez Benz. Cette dernière étant vraiment un morceau de l'esprit hippie et révolutionnaire de l'époque.
John Lennon, bien sûr, même si je m'éloigne de plus en plus de la folk.

Et aujour'hui ? Tracy Chapman dont je ne me lasserai jamais. Alanis Morisette, toujours et encore. Influence Hippie et déjantée, avec une voix si particulière. Ben Harper et tant d'autres que j'oublie.

Raphael, Rose et beaucoup de la nouvelle scène française sont vraiment très influencés par tout ce courant. Au passage, j'adore le dernier album de Tété qui est un vrai trésor.

# Posté le mardi 17 juillet 2007 09:02

Modifié le jeudi 18 octobre 2007 10:02

Highway to Rock

Highway to Rock
Un jour, aux alentours de mes 14 ans, mon frère me donna l'unplugged in New York de Nirvana.
Je crois qu'il voulait refaire ma culture musicale qui ne dépassait pas Louise Attaque et Manu Chao pour être gentil et les Spice Girls pour être méchant (non, non, je n'assume toujours pas).
Ma mère fan de Carole King, Bob Dylan, Joan Baez, Barbara Streisand, et surtout les Beatles, les Rolling Stones et tous les groupes de rock British de cette époque. Enfin bref, tout ce qui n'est pas français et qui se rapproche surtout de la folk et du rock des seventies, sans aller jusqu'à Janis Joplin ou encore Jimi Hendrix.
Mon père aux goûts plus éclectiques et amateur des vieux standards du rock sixties (Gene Vincent, Buddy Holy, Chuck Berry, Elvis, Jerry Lee Lewis et le Johnny de cet époque) et du jazz (Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr, etc...) mais surtout de la chanson française (Brel, Brassens, Léo Férré, Serge Reggiani, etc...).
Mon frère lui est passé par tous les styles, de la pop Madonna, Michael Jackson au rock de Nirvana. Joueur de Saxophone durant quelques années, il aimait surtout l'univers jazz de tous les grands trompétistes et saxophonistes. Hormis Louis Armstrong, pas d'autres noms ne me reviennent en tête.
Et malgré tout cela, moi, j'ai acheté à un certain âge très très lointain un disque des Spice Girl. La tragédie familiale...
J'ai baigné dans les débats visant à savoir laquelle de la chanson française ou anglaise était la plus riche, la plus innovante (les américains n'ont jamais eu vraiment d'avocat dans ma famille avant que j'y trouve tout un tas d'artistes que j'adore).

J'ai donc écouté cet album que mon frère m'avait donné, sans trop y croire, cette voix cassée, des paroles que je ne comprenais pas. Non, non, ce n'était pas mon style de musique. Je ne ressentais pas grand chose à part l'envie d'enlever le CD du lecteur. Je lui ai rendu. J'avais 14 ans. Quelques semaines pus tard, je lui ai repris le CD et avec lui, un CD de Noir Désir et un des Cranberries. Je crois que j'ai commencé par écouter en boucle celui des Cranberries. J'aimais la voix de la chanteuse. Et puis les deux autres. Au début, je devais me forcer un peu, mais j'étais curieux de cette musique. C'est bien plus par curiosité que par goût que j'ai pénétré l'univers du rock. Très vite aussi, est venue la fierté de découvrir un univers qui me donnait une image que je préférais afficher. Ecouter "Un jour en France" ou "Come as you are" au lycée était un tout petit plus avouable que "Spice up your life". La classe de première arriva et j'avais sur mes étagères et dans mon sac pas plus d'une dizaine de mes nouveaux albums fétiches : Alanis Morissette, AC/DC, The Rolling Stones... Je ne les écoutais plus pour donner une meilleure image, je les écoutais maintenant par goût, par envie, par plaisir, ils étaient devenus moi, qui j'étais. J'étais un peu de chacun de ces albums, de ces chanteurs et de ces chanteuses. Cela faisait quelques mois maintenant que je ne lâchais plus ma nouvelle guitare sèche. Mon passage de l'enfance à l'adoslescence, c'était ça : le passage de la pop aseptisée qui ne retranscrivait que la partie du monde la plus lisse, celle qui ne heurte pas à un rock de plus en plus décadent (à défaut parfois de rock trop ennervé). Ce n'est pas le rock qui m'a heurté à cette époque, ce sont toutes les questions qui remplissaient mon cerveau du matin au soir. L'enfance, ce n'est pas la naïveté, c'est l'enregistrement du film que l'on regarde à l'adoslescence. L'enfance ce n'est pas la naïveté du tout, l'enfance, c'est notre futur lucidité. Je ne trouvais pas dans le rock et dans ses Dieux (Nirvana, Jimi Hendix, David Bowie, Michel Polnareff, Marilyn Manson) des réponses à mes questions. Je n'y trouvais pas non plus la réalité ni le rêve. Je m'y trouvais moi. Ces voix cassées, ces concerts choquants, ces musiques parfois grandiloquentes parfois intimistes, c'était moi. Ce qui me plaisait encore davantage, c'était cette provocation. Ce repoussement des valeurs qui me heurtait toujours au début. Il n'y a qu'à écouté "Je t'aime moi non plus" pour comprendre que souvent la provocation fait avancer les esprits et le monde avec elle. Elle est souvent la marque d'une époque. Je n'étais pas Victoria Beckam chantant Wannabe, enfin j'espère. J'étais Nirvana sur sa chaise jouant de la guitare en étant renfermé et avec cette voix qui sortait de sa gorge et ces paroles si étranges. J'étais Marilyn Manson interprétant "Sweet Dreams" dans ce clip immondément dérangeant et artistique et jouant avec tout un tas de symboles. J'étais Robert Plant, j'étais Janis Joplin, j'étais Mick Jagger remuant ses hanches sur scène, j'étais David Bowie. La provocation n'est pas la même en France et aux Etats Unis, ni dans les années 70 et aujourd'hui. La provocation n'est pas la même dans le rap et dans le rock ou dans la musique classique même si elle existe dans tous ces courants. Le rock n'est pas un courant plus innovant, plus rebelle que les autres. Si j'ai pénétré dans celui-là, c'est surement parce que c'était pour moi le plus accessible. Bientôt dix ans après mon premier album rock, je ne me lasse pas de cet univers qui m'accompagne quoi que je fasse.

# Posté le mardi 03 juillet 2007 10:32

Modifié le jeudi 18 octobre 2007 10:02

Je te crois. Toi, pardonne moi

Je te crois. Toi, pardonne moi

# Posté le vendredi 29 juin 2007 09:37

FRAGILE

FRAGILE

# Posté le vendredi 29 juin 2007 09:12

La décadanse

La décadanse
Tourne-toi...
...Non
Contre moi...
...Non, pas comme ça
Et danse
La décadanse
Bouge tes reins Lentement devant les miens...
...Reste là Derrière moi Balance
La décadanse
Que tes mains Frôlent mes seins
Et mon c½ur Qui est le tien
Mon amour De toujours Patience
La décadanse
Sous mes doigts T'emmènera
Vers de lointains Au-delà...
...Des eaux troubles Soudain troublent Mes sens
La décadanse
M'a perdue Ah tu me tues
Mon amour Dis m'aimes-tu ?
Je t'aimais
Déjà mais Nuance
La décadanse
Plus encore Que notre mort
Lie nos âmes Et nos corps...
...Dieu Pardonnez nos Offenses
La décadanse
A bercé Nos corps blasés
Et nos âmes égarées
Dieu !
Pardonnez nos offenses
La décadanse
A bercé Nos corps blasés
Et nos âmes égarées





Une préférence ?

# Posté le mardi 26 juin 2007 11:16

Modifié le vendredi 20 juillet 2007 08:05